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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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LAMIRAL DE C0L1GNY

« (léplavsir, non seulement do nempescber, mais de« laysser exécuter, en la vie de M. lamiral et des siens,« ce quils préparoient en la vostre, de courre sur eulx« la sédition qui leur estoit déjà dressée. »

Le courroux dElisabeth ne fut pas de longue durée.Dès le 1 er septembre, Catherine recevait son envoyéWalsingham. Sans revenir sur ce terrible événement,sans chercher à le justifier, elle dit que le roi sonfils, débarrassé du chef, maintiendrait lédit et laisse-rait à chacun sa liberté de conscience. Elle ne fit au-cune allusion au projet de mariage dElisabeth avec leduc dAlençon. Puis dans une seconde entrevue avecWalsingham, à qui Castelnau avait fait de nouvellesouvertures et qui sen était étonné. « Catherine exprimason regret de le voir ainsi suspecter sa sincérité ; ellela pria de formuler les doutes quil avait. Le massacrene les justifiait que trop; sans trop appuyer, il rappelaà Catherine que la principale garantie dune allianceavec lAngleterre était la tolérance promise et juréeaux protestants, tolérance aujourdhui foulée auxpieds. Il parla de lentrevue de Bayonne, des desseinssinistres quon y avait arrêtés avec le duc dAlbe.Catherine semporta, prétendant que cétait une desinventions de Coligny pour lui faire des ennemis.Coligny nétait pas dailleurs si sincèrement lami desAnglais; dans son testament daté de La Rochelle, illui avait recommandé dabaisser lAngleterre et lEs-pagne. « Cest son éloge, répliqua Walsingham, queVotre Majesté vient de faire. » Ce dernier mot mit finà lentretien (I) ».

(1) Comte de La Ferrière : les Projets de mariage de la reineElisabeth.