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L' Amiral de Coligny et les guerres de religion au XVIe siècle / par Charles Buet
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l’amiral de coligny

ne rien diminuer ni refroidir de ce bon zele et affection quenous avons assez demonstrée avoir, plustost y adjouteroient;et pour nous rendre bon et ample compte de l’estât enquoy se trouvent nos affaires, ensemble de nos nécessitez,je vous diray, Madame, que suivant le traité de l’association,vostre majesté a pu voir m’ayant toujours le prince deCondé nommé et donné la charge de commander à cestearmée et compagnie depuis sa prise, tous ceux de cestedite armée, tant estrangers que de ce royaulme, m’ontaccepté et reconnu pour chef, et parce que les estrangersme demandèrent après la bataille de se rafraischir, je lesay mis en trois villes sur la rivière du Cher que j’ay prisassez prés de noz ennemis, lesquelz, parce qu’ilz faisoientcontenance de venir assiéger Orléans, ayant sassé le pontde Beaugency, partie de leur armée, pour se mettre dansun des faubourgs nommé le Portereau, je me rapprochayd’eux, ce qui leur fit changer de dessein et repasser lepont; de sorte que pour achever, peu après, de refreschirnos ditz reystres, je les ay mis depuis en autres garnisonsau-dessus d’Orléans de çà et de là la rivière pour la tenirlibre : et j’ay esté contrainct de prendre au nez de nosennemis quelques villes par force où sont logés mainte-nant nos diz reistres et nostre cavalerie qui sont au nombrede quatre mille chevaux et plus, délibérés de bien com-battre quand on les voudra employer. Tout ce que nouscraignons est que nos reistres prennent ung mescontente-ment du retardement de leur payement de leur mois quileur sera deu, à la fin de celui-ci, se monstant à chascunmois, tant pour eux que pour leurs gens de pied allemans,six vingt mille livres que nous nous estions asseurés tantsur le premier, offre qu’il a pieu à vostre majesté faire silibéralement à M. le prince de Condé et à ceste compagnie,que sur les soixante mille escus d’outre plus dont le ditprince de Condé vous a requis par M. de Bricquemault, cequi nous fait tous supplier très-humblement sa majesté denous faire ceste grâce de vouloir mettre à exécution ce que