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Tome premier.
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1500; — Antiqidtates Italiœ medii œvi, etc.,I072 à 1750) ; les Monumenta hislorke patriœ,Ja Raccolta ilelle leggi, le recueil des Traitéspublics, etc., sont pour l’étude des sourcesaussi abondantes que sûres.

En dehors de ces livres consciencieux et parconséquent durables à part quelques publi-cations récentes de ce que j’appellerai l’écolehistorique franco-savoyenne -, on ne trouvedans la quantité des mémoires académiquesou des écrits de circonstance que peu de faitsjustiiiés et moins encore de vues comparées.C’est le sort de certains savants, enfermésdans un cercle tellement restreint qu’ils n’ontd’autre ressource que de s’attaquer l’un l’autreà propos de l’âge d’un morceau de fer ou del'orthographe d’un vieux nom 1 2 3 .

Il y a bien des manières d’écrire l’histoire ;toutes ont leur attrait et toutes ont leur péril ;les plus séduisantes ne sont pas les moins

1 Ce rapide coup d’œil sur ceux qui ont écrit historiquementde la Savoie n’élaut pas un index bibliographique, je croisinutile de citer quantité de compilations, d’écrits spirituels oude travaux d’érudition pure que j’ai dû, par conscience, lire etanalyser, mais qui ne m’ont pas servi. Je note au passage lesmanuscrits de Philibert de Pingon ; l’histoire de Savoie, en ita-lien, de Joseph Cambiano ; les Mémoires inédits de René dei.ucinge ; le manuscrit italien de Geoffroy Pacomel ; les vers hé-roïques latins et français de l’évêque Delbène, d’Honoré d’Urfé,de Jean Fri/.at, d'Andrea Alberti, et tutti quanti, etc., etc., etc.

2 II faut citer l’Histoire du Sénat de Savoie (1865), parM. Burnier-, l'Histoire des Chevaliers-Tiratrs (1866), parM. André Perrin; Les Franchises de Saint-Genix d’Aoste(1868), par M. Diaz, etc.

3 C’est un triste emploi de l’érudition, a dit M. Daru [His-toire de Bretagne!, de ne la faire servir qu'à répandre desdoutes sur l’histoire et à détruire ces traditions nationales quientretiennent chez les peuples l’amour de la gloire et de lapatrie.

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