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Italie ' ; faites connaître complètement un paysque le Piémont chérit et admire, et qui méritel’affectueuse considération de tous les peuplescivilisés. — Ne procédez que de vous et des faitsque vous aurez examinés et recueillis auxsources, ajoutait l’historien de Port Royal, leplus délicat des critiques, le plus perspicacedes moralistes; s oyez vous-même ; bâtissez survos propres fondements. Ne vous inquiétez pasdes idées jïlus ou moins philosophiques de tantde yensde talent qui ont obéi à leur imagina-tion ph/s qu’à V exacte vérité ; vous les recti-fierez plutôt que de le s suivre. — Vous rendrezun grand service et je voudrais bien vous aider,me disait aussi celui de nos historiens qui saitle mieux ressaisir dans l’ombre les hommes dupassé et les jeter devant nos yeux, si palpi-tants de vie qu’on accuse l’enchanteur de poésiebeaucoup plus que de réalisme
Ces témoignages inespérés de sympathie, ve-nant de si haut et frappant si juste, ont coupécourt à mes hésitations. Je n’appartiens ni àun parti ni à un système ; je ne cherche dansles faits ni des excuses ni des preuves. Aussi,au risque d’être taxé de pédantisme, me suis-jefait une loi de ne pas affirmer un seul fait nou-veau sans en citer aussitôt la source, publiantautant de pièces inédites par citations dans letexte, extraits dans les notes, ou in extenso auxdocuments justificatifs, que me l’a permis lecadre restreint de ce livre. Ce soin pourra pa-
1 Le comte Louis Cibrario, qui a tant el si bien écrit de laSavoie. (Lettre du 5 septembre 1865.1
- Je n’ai sans doute besoin de nommer ni Sainte-Beuve niMichelet. (Lettres des 19 juillet 1865 et 7 avril 1867.)