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Tome premier.
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52-51 Aï.

Saint-Bernard par la Tarentaise, le meilleurdes deux passages qui partent du val d’Aosteet le seul qui lut alors praticable aux atte-lages militaires 1 . Dans rhiver qui précède laseptième campagne de César, les Gaulois pre-nant occasion du meurtre de Clodius, fontcourir le bruit du séjour forcé du proconsulen Italie et se lèvent en masse pour secouerle joug détesté de Rome. La lecture du livre vudes Commentaires et l’étude d’une bonnecarte physique des Gaules remplacent avecavantage, pour les années 52 et 51, les tropnombreux mémoires publiés avec l’intentiond’éclaircir les points obscurs de cette courtepériode ; c’est l’avis de Napoléon.

César, pour rejoindre son armée en péril,ne put franchir les Alpes que défendait l’atti-tude menaçante des Allobroges, attitude dontl’esprit public à Rome leur garda longtempsrancune' 2 . César se rend à Narbonne par laroute des Alpes maritimes et, de là, imaginecette marche audacieuse qui déjoue les plansde ses adversaires. Quand, battu devant Ger-govie, il se jette à marches forcées à travers laSéquanie pour échapper à la levée en massedes Gaulois, son lieutenant Lucius défend àgrand’peine la ligne du Rhône, les portes de la,Gaule, contre les attaques des Eduens et des

1 Celle des deux routes qui se dirige vers le mont Pœninus,au sortir du territoire des Salasses, devient impraticable auxchariots vers le point culminant. (Strabon, livre IV, chap. VI.)

2 Horace dans ses vers, Cicéron dans ses lettres ne lesménagent point et leur reprochent avec ironie le servicequ’Induciomar avait rendu au Sénat en 63. Plutarque (in vitâCiceronisJ les appelle : une nation fort maltraitée depuisquelque temps et qui supportait péniblement le joug.