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riades d’hommes, en sont réduits aujourd’hui à cultiverla plaine qui s’étend entre le Rhône et l’Isère, ainsique les premières vallées des Alpes. Ils vivent presquetous dispersés dans des bourgades ouvertes ; toute lanoblesse cependant habite Vienne, simple village dansl’origine, mais qui a hérité du titre de métropole de cepeuple, et dont on a réussi à faire une ville '. »
Ccsar parle de certains faits et de certaineslocalités avec une concision désespérante ; deson temps, ces lieux et ces faits, connus detous, n’avaient pas besoin d’indications aussidétaillées que celles que notre ignorance ac-tuelle réclame. De là, autant de problèmes quirestent à résoudre ; car les certitudes histo-riques ne s’imposent pas, comme je l’ai ditailleurs, ni ne s’improvisent. Elles s’étudienten pleine liberté et ne deviennent indiscutablesque par l’accord de tous.
L’asservissement de la Gaule fut completlorsque César, après avoir fait subir à Uxello-dunum le sort d’Alesia, eût réussi, par sadiplomatie, ses coups d’audace et son opiniâtreténacité, à diviser les intérêts et à se ralliertoutes les confédérations gauloises en les oppo-sant l’une à l’autre. Le territoire des Allobrogesfut alors réuni de fait à la vieille province ro-maine et, comme les autres agglomérationspolitiques de la Belgique, de la Celtique et del’Aquitaine, ils furent légalement contraints àpayer le tribut annuel du cens et à fournir àl’armée des levées régulières ‘ 1 2 .
1 De geographiâ, lib. IV, cap. I, § XI. — Traduction latinede Xylander; Bâle, 1571. — Voir aussi les commentaires deLaporte du Theil et Coraï.
2 Cicéron. De prvvinciis consularibus. — Pomponius Mêla.Geographia, IV. — Salluste. De bello catilinensi.