119
443-464
terres et le tiers des esclaves à partager avec lespropriétaires gallo-romains 1 . De 423 à 437,pendant les troubles qui suivirent la mortd’Honorius, Aëtius, partisan de Jean le Secré-taire, avant de se rallier à Valentinien, associeles Burgondes aux Huns pour s’en faire unearmée, puis les désunit en les voyant si forts.Jouets un instant de la perfidie romaine, lesBurgondes sont traités de rebelles par lesGallo-Romains qui les appelaient jusque làmilites romani et auxiliarii. Comme de toutesparts on leur contestait leurs établissements,Aëtius, espérant se servir d’eux contre lesinvasions futures, les rattache à sa fortune etleur concède des titres réguliers. Les Bur-gondes ne s’établirent ainsi dans les Gaulesqu’à la suite d’arrangements amiables et suc-cessifs : d’abord répartis sur les terres desRomains, à titre précaire, comme des soldatsque l’on envoie en cantonnement, ils habitèrentles maisons de leurs hôtes, puis la populationnomade augmentant et ces rapports étant denature à durer longtemps, il fallut, pour éviterles conflits et ménager le droit de propriétédes Gallo-Romains, en venir à un réglementdéfinitif. En 443, Aëtius les autorise à s’avancerdans la Sabaudia ; en 446, les domaines per-sonnels des sénateurs gallo-romains, réservésjusque là, sont attribués pour une part auxderniers venus des Burgondes ; en 451, associéspar Aëtius à tous les habitants du sol gaulois
1 Les textes semblent établir que le partage eut lieu d’abordpar moitié ; plu3 tard les Burgondes. mécontents de leur lot,exigèrent une répartition nouvelle, ainsi qu’il esl expliqué auxtitres de la nova, competitio et de la calumnia (Loi Gombette,LIV, 2.) — Voir aussi Chorier (Eut. du Dauphiné I, 557).