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d’Italie, réunis au nom de leur communeorigine. Tandis que les Franks s’étendent dansla Gaule centrale parla victoire de Chlovis surSyagrius, chef des Gallo-Romains de Soissons,Gondebald accuse son frère Ghilpérich d’intel-ligences avec les Wisigoths, l’assiège dans laville de Vienne, le tait jeter au Rhône avec safemme et brûle son autre frère Godemar dansl’attaque du palais ; il ne demeura de cettefamille infortunée que deux jeunes tilles qu’ilenferme à Genève. Le royaume burgonde secomplétait par l’unité ; mal acquise, elle futpeu durable 1 . Le pape Félix II cherchaitpartout des défenseurs à la foi catholique plusmenacée que jamais par les progrès de la doc-triné d’Arius 2 ; ses lettres expliquent larévolution politique qui livra la Gaule auxFranks parla main des évêques orthodoxes.
« Les évêques étaient les plénipotentiaires des citésgauloises, soit avec l’empire qui s’éloignait d’elles, soitavec les Germains qui approchaient. Us conduisaient àleur gré les négociations diplomatiques ; et, soit habi-tude, soit crainte, nul ne s’avisait de les contredire ; carleur pouvoir avait pour sanction pénale les sanglanteslois de police de l’empire à son déclin. Enfants de Romeet strictement tenus, en vertu des ordonnances im-périales , de reconnaître comme leur chef commun
1 L’éiendue de la domination burgonde est indiquée par cesmots d’un choniqueur, vers l’an 500 : Tune Gondobaldus etGodegiselus fratres regnum circà Rhodanum aut Ararim cumMassiliensi provincid relinebant. (Dom Bouquet, II, 178.)
2 Les Wisigoths et les Burgondes semblaient à la veille dese partager les Gaules; les Ostrogoths, ariens comme lesHérules, venaient de remporter sur Odoacre les victoires d’A-quilée et de Vérone ; enfin l’hérétique Ànastase, qui avait étéélu patriarche d’Antioche, devint empereur (491) en épousantla veuve de Zénon.