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vivis ? et d’ordonner enquête sur enquête pourétablir leur nationalité. L’évêque de Lyon,Agobardus, qui mourut en 840, donne commefréquent le cas de trouver sous le même toit despersonnes ayant le droit d’invoquer jusqu'àcinq législations différentes. Cependant, toulen consacrant le droit des Burgondes à êtrerégis par leur loi personnelle, la loi des Franks-Ripuaires établissait une différence socialeentre le vainqueur et le vaincu 1 .
Il reste peu de détails positifs sur le règnede Contran dans la région des Alpes ; leschroniques lui donnent le nom de bon, ce quià cette époque surtout voulait dire faible. Il semaintint par un système de bascule entreJ’Ostrasie et la Neustrie ; mais ce fut aux dé-pens de sa propre autorité, que les seigneursfranks et burgondes réduisirent à. n’être plusque nominale.
« Adieu, lui disait une députation de leudes oslra-siens mécontents de l’un de ces arrêts de justice quele chef rendait à l’ombre des chênes, adieu, roi ! Sou-viens-toi que la hache qui a brisé le crâne de tes frèresn’est, point rouillée. Et bientôt c’est à toi qu’elle ferasauter la cervelle 2 ! »
Les évêques continuaient à s’adjuger lesimmunités avec lesquelles ils complétèrent cepouvoir temporel qui reçut, par le classementféodal, sa consécration définitive. Les récitsde Grégoire de Tours, les poésies de Fortu-natus, la correspondance des papes, les actes
1 Si an Ripuaire tue un Frank, qu’il compose pour 200 sols ;s’il tue un Rurgonde, pour 160. (Titres VII, XXXI. 2 etXXXVI.)
1 Grégroire de Tours, VIJ, chap. XIV.