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core que ceux des moines. Dans le V e siècle, Avenchesétait la résidence d’un évêque qui étendait sa juri-diction sur la plus grande partie de l’Helvétie occi-dentale; après la ruine d’Avenches, l’évêque Mariustransporta le siège épiscopal à Lausanne (entre 585 et594). Le VI e siècle vit s’élever les sièges de Martigny(Octodurus), transféré quelques années plus tard àSion ; de Relley, entre 517 et 555, avec l’évêque Vin-centius, émigré de Nyon, que les Huns avaient in-cendié; de Maurienne, avec l’évêque Felmase, en 575;l’église de Lémenc fut bâtie vers 546, sur l’emplace-ment futur de Chambéry. Vienne, un instant dépos-sédée de sa primatie au profit d’Arles (418 à 450),était redevenue métropole, depuis Honorius, pour lesdiocèses de Valence, de Grenoble, de Tarentaise et deGenève ; Arles ne conservant que les autres sièges de lavaljée du Rhône 1 . Les richesses du clergé s’étaient aug-mentées en proportion de son influence. Déjà, sous lesempereurs, l’évêque avait été libéré de la responsabilitédes curiales pour les impôts 2 . Les conciles d’Agde(506), d’Orléans (511) et d’Epaone (517) traitent desbiens ecclésiastiques réservés à la réparation deséglises, à l’entretien des prêtres et des pauvres, et aurachat des captifs. Ce patrimoine fut bientôt frappéd’impôts, car, au concile de Clermont, les évêquesdemandent à jouir des biens de l’Eglise, en ne payantque la cotisation habituelle ; Lothaire, roi de Soissons,lixe cette taxe au tiers du revenu, et Grégoire de Tourss’élève avec véhémence contre ces usurpations des•princes. Tout puissants au début de la conquête desFranks, puis exploités par les successeurs de Chlovis,les évêques se dégagent de l’oppression royale enmême temps que les autres seigneurs féodaux. Ladîme, ordonnée en France par le concile de 585 3 , fut
1 Sirmond. Concilia Galliœ, tome I, 27 et 302.
2 Resent de l’empereur Valentinien à Probus, préfet duprétoire des Gaules (385). — Code Tiiéodosien. De Decur. XII,Ht. I, 49.— Loi de Constantin et Constance de l’an 361.
3 Actes des Conciles. — Edit, de Hlausi (Venise, 1757. —31 vol. in—fol.)-