1015-1018
— 1(U —
dre sur le plateau du Mont - Cenis, où il batArdoin une seconde fois; le poursuit, prendSuze, Pignerol, Turin, et rallie Henri IIqui débouche du Tyrol. Bérold est investi ducommandement des marches de Savoie et deMaurienne qu’il vient de dégager avec tantde vigueur. En 1015, Henri II détruit enLombardie tout souvenir de l’indépendancenationale, supprime à Rome les dernièresutopies républicaines, et fait des évêquesitaliens le contre-poids des seigneurs laïcs.Ardoin mourut en 1018. Avec lui finissaienttout ensemble le marquisat d’Ivrée et l’antiqueroyaume d’Italie. La dynastie de Franconie,en arrivant au trône impérial avec Gonrad-le-Salique (1024), ne modilia rien au régime po-litique qui unissait étroitement les intérêts del’Eglise et ceux du prince allemand.
Le roi des Deux-Bourgognes disparaît à sontour, dix-sept ans après le roi d’Italie ; le Césartudesque saisit cette couronne comme il a dé-robé l’autre. Le royaume d’Arles, formé parl’agrégation de provinces dont les habitants,sans préférences politiques ni homogénéitésociale, se laissaient aller au hasard des évé-nements sans essayer de les conduire, ne futjamais qu’une pure expression géographique.Situé entre la Reuss, le Rhin, les Vosges, la >Saône, les Gévennes, les Alpes et la Méditer-ranée, divisé de bonne heure en une foule de jprincipautés laïques et ecclésiastiques, com- ;pris dans cette large zone qu’avait imaginée le jtraité de Verdun de 843 et qui, courant des ;côtes provençales aux rivages de la mer du ]Nord, séparait par une sorte de terrain neutrece qui allait devenir la France de ce qui était