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rtolphe III de son plus loyal soutien. Le vieuxroi n’avait pas d’enfants ; sentant que l’autorités’échappait de ses mains, il avait déjà faitdonation de ses Etats à l’empereur Henri II.Il renouvelle cet abandon à Gonrad-le-Saliqueet, l’an 1032, par le traité de [Vile, lui cèdeIons ses droits sur la vallée du Rhône, la Sa-voie, rilelvétie, les vallées du Doubs et de laSaône. Il s’éteint à Lausanne, après un règneou plutôt une abdication qui s’était prolongéependant quarante années ; de son lit de mort,il envoie à Conrad la lance et l’anneau légen-daires de Saint-Maurice, palladium de la raceroyale de Bourgogne, signe visible de l’insti-tution d’héritier. Empereur, Conrad possédaitle domaine direct sur les provinces bourgui-gnonnes ; héritier du roi, il y réunit le domaineutile. Mais il eut à rompre la coalition descollatéraux et des grands feudataires associéscontre quiconque menaçait leur indépendancede fraîche date. A ce moment apparaît dansl’histoire, avec un rôle actif, Humbert auxblanches mains, le premier des princes de laMaison de Savoie dont l’existence soit incon-testée, celui à dater duquel la fdiation con-tinuera désormais sans lacune ni obscurités 1 .
' Depuis la mort de Bérold, Humbert figure dans les chartesde fondations ecclésiastiques, à la suite du roi Rodolphe et dela reine Hermengarde. La plus importante de ces fondationsest celle du prieuré de Lémenc, au-dessus de Chambéry (1029).Humbert y est appelé Albimanus, comte en Savoie. Le nom desa femme Ancilie se retrouve aussi dans 'a plupart des titrespieux; avant la mort de Bérold. il stipulait en son propre nom.En 1011, il accorde h l’évêque de Maurienne des concessionsde terres et des droits d'usage supposant des possessions con-sidérables; en 1026, il transige avec l’évêque d’Aoste; en1024, il cède des domaines au monastère de Cluny, ainsiqu’en 1030 il le fit au nom du roi. (Arch. impériales. — Car-