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rois impuissants et blasphèmes des fils del’orgueil! — Il n’existe pas de récit circons-tancié de la conduite d’Adélao dans ces gra-ves conjonctures. Les chroniques italiennesne font que des allusions au rôle du comte deMaurienne et n’entrent pas dans le détail; onle représente comme négociant l’entrevue deCanossa (1077) et cherchant à concilier le sa-cerdoce et l’empire, car Adélays et Àdélaoavoient grande autorité dans ces quartiers-là;leur Estât estait étendu, leur réputation cé-lèbre 1 . Par une interversion des rôles naturelsqu’expliquent les plans de réforme de Gré-goire Vil et la confusion dans les mêmes mainsdes deux pouvoirs, c’est-à-dire d’intérêts con-traires, la plupart des seigneurs ecclésiastiquesétaient pour l’empereur tandis que les princeslaïcs tenaient pour le pape, le chef spirituelet le chef temporel ayant chacun pour alliésles subordonnés directs de leur rival.
La politique de neutralité adoptée parAdélao n’excluait pas son désir de profiterpersonnellement de la gêne successive ousimultanée des deux partis. C’est ainsi que,lorsque l’empereur prit la route d’Italie,obligé, en quittant l’Allemagne, de passer parBesançon et Genève, pour éviter les troupesennemies qui occupaient les défilés des Alpesdu Tyrol et des Alpes pennines, Adélaïde deSuze et Amé II le reçurent avec force caresses,mais réclamèrent pour droit de passage lacession de cinq évêchés italiens proches de leursseigneuries. Cette exigence parut excessive ;
‘ Monum. hist. pat. — Scriptores annalium Sabaudice,tome I, page 602 .