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1085-1097
traité avec les bourgeois d’Asti, les détails decette guerre et de la transaction qui la ter-mina, sont restés inconnus. L’empereur, battupar les Italiens de Mathilde, frémissant devantles succès apostoliques d’Urbain II, maltraitépar ses fils rebelles, sacrifia Humbert. Lecomte de Maurienne ne conserva en Piémontque Suze, Turin et Pignerol, villes à peu prèslibres où son autorité était singulièrementrestreinte par le temporel ecclésiastique;Conrad déposséda Pierre de Montbéliard; lesseigneurs de Saluces prirent ailleurs leur partà la condition de s’attacher à la fortune deleur cousin Henri ; la loi de succession futréservée.
Refoulé au cœur des Alpes, Humbert sut yprendre sa revanche d’Italie. Depuis l’an 996,les archevêques de Tarentaise jouissaient desdroits féodaux sur la majeure partie de lavallée ; le long épiscopat d’Amizo avait solide-ment assis leur puissance; mais les électionsà court intervalle d’Annuzo et d’Héracliuspermirent aux seigneurs voisins d’empiéter surleurs droits. Le plus hardi, le plus fort de cesnobles était Aymeric de Briançon, seigneurd’Aigueblanche, dont les domaines s’éten-daient jusqu’aux portes de Moùtiers et qui,maître du col de Séran, du déülé de Briançonet du col de la Madelène, imitait aux issues decette route fréquentée l’exemple que lui don-
femme d’Henri IV, ceux de l’impératrice Adélaïde, femme deRodolphe, et enfin par Pierre de Montbéliard et les seigneursde Saluces. Ceux-ci étaient fils d’Agnès et d'Alix, filles elles-mêmes de Pierre de Savoie et d’Agnès de Poitiers. Pierre deSavoie, l’aîné des enfants d’Odon et d’Adélays de Suze, mourutavant eux vers 1064.
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