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l’exemption de toute taxe à son château deJolimont pour les sels et les cuirs de Taren-taise; ce qui permet de supposer que ce sei-gneur y avait reconquis le monopole du transitet du péage. Toutefois, ami du clergé commeson père et son grand-père, Thomas obtint,en 1229, que les chanoines de Lausanne re-missent aux mains de son fils Pierre, prévôtdes églises de Genève et d’Aoste, l’adminis-tration spirituelle et temporelle du diocèse deLausanne dont le siège était vacant, 1 . Vers1222, il donne à la chartreuse de Vallon l’usagedes pâturages depuis la Dranse et le lac, à lacondition que lui et ses successeurs seront àperpétuité les avoués et protecteurs des moi-nes ; entre 1188 et 1233, il accorde des lettresde sauvegarde aux chartreuses d’Arvières etd’Aillon, dont il confie la défense à ses châ-telains de Rossillon, de Saint-Rambert et duChàtelard. En 1197, 1200 et 1221, il dote derevenus importants VHôtel-Dieu ou hospicedu Mont-Cenis, refuge indispensable à la sécu-rité de cette grande voie commerciale desAlpes. On attribue communément au comteThomas la fondation de Chambéry; c’est uneerreur ; il y avait là depuis longtemps unprieuré 2 , un marché important 3 , et une sei-
défendre le château de Chillon si le comte y est attaqué ; ildésarme à ces conditions. (Wurstemberger. Péter. IV. 25.)
1 Monum. hist. patriœ. — Chartm. Tome I. 1308.
2 Lemincum était une station de la voie romaine de Milan àVienne. En 546, l’abbé d’Ainay, à Lyon, y envoya des céno-bites: en 1029, le roi Rodolphe constitua lo prieuré de Lémenepar une donation régulière. Voir ci-dessus, page 137.
3 Une charte de 1057 mentionne un lieu dit Camberiacum,vêtus; un document de 1080 parle de froment vendu à la me-sure de Chambéry; en 1223, le comte y possédait une vaste