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1230-1253
potence que le Piémont acquit sur la Savoieà partir du XVI e siècle rendit les rancunesirréconciliables. En 1230, les marquis de Sa-luées et de Montferrat, annulés en Italie parla diplomatie absorbante du comte Thomas,firent alliance avec la ville de Turin ; en 1233,Amédée les détacha de cette association dan-gereuse en leur faisant épouser ses deux lilles,Béatrix et Marguerite. 11 compromet ensuitela ville auprès de l’empereur qui en chasseles Guelfes et y réinstalle les officiers de Sa-voie (1235). En épousant Manfred de Saluces,Béatrix avait reçu en dot six fiefs importantsdu Piémont ; après sa mort (1244), elle épousale fils naturel de l’empereur, nommé aussiManfred, et qui fut roi de Sicile. A cette oc-casion, Frédéric II rendit au comte de Savoiele château de Rivoli et investit Manfred detous ses fiefs piémontais et lombards, depuisPavie et la mer de Gênes jusqu’aux Alpes, àdéfaut du royaume d’Arles qu’il lui avait pro-mis et ne pouvait donner. Par ses gendres,Amé IV tenait donc la plus grande partie desvallées piémontaises et n’en exerçait qu’uneaction plus directe sur les communes italien-nes. L’année où sa fille épousa Manfred deTarente, Amédée lui-même, veuf d’Anne deBourgogne, se remaria à Cécile 1 , dite plusbelle que rose, fille du baron de Baux, princed’Orange 2 , seigneur provençal qui le dispu-
1 Archives royales. — Le contrat est du 18 décembre 1243;Humbert de Seyssel et Aimon de Compeys y figurent parmiles témoins savoyens.
* La famille de Baux s’éteignit en 1373, et le fief d'Orangepassa dans la maison de Cbâlons qui, éteinte elle-même en1530, le légua à la maison de Nassau ; la branche directe des
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