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Tome premier.
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1253-1257

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autant d’intérêt que les faits contemporains ;car s’il n’est pas de fautes où l’on ne retombe,il est peu de périls que l’exemple du passé nepuisse conjurer.

Le fils d’Amédée, Boniface, que sa natureimpétueuse et chevaleresque fit appeler Ro-land, n’avait que neuf ans. Sa mère, l’éléganteCécile de Baux, son oncle, l’aventureux Thomasde Piémont, l’entraînent à de folles entrepriseset se heurtent à tous les dangers. Ce règne dedix ans débute par une stérile campagne enFlandre contre Jehan d’Avesnes (T255) ; ilcontinue par plusieurs expéditions malheu-reuses contre les communes d’Asti et deTurin ; battus aux journées de Moncaliere etde Montebruno (1257), Thomas et Bonifacesont forcés de souscrire à une humiliantetransaction. Thomas meurt deux ans plustard 1 , laissant le pays livré à l’humeur impa-tiente d’un jeune prince, trop enthousiastepour réussir. — L’empire tudesque tombaitd’épuisement, et les vertus de saint Louis atti-raient à la France le prestige que perdaitl’Allemagne ; Urbain IV réussit à faire accepterl’héritage éventuel du sicilien Manfred parCharles d’Anjou, frère de Louis IX. Le mar-quis de Montferrat, en rapports intimes avecles Provençaux , offrit de livrer les cols deTende, de Barcelonnette et de Fénestrelleaux troupes que Charles dirigeait en Italie etauxquelles Boniface, beau-frère de Manfred ,refusait le passage. Boniface poursuit Guil-

1 Voir dans Guichenon (Savoie. J. 299.) la vie rûmanesqnede Thomas né en 1199, veuf de Jeanne de Flandre en 1244,marié à Béalrix de Fiesque, nièce d’innocent IV, en 1251,