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1269-1272
de Chàlons, Alix, héritière de vastes fiefs enBourgogne. Accepté par les Etats de Cham-béry (1269), mais comptant peu sur ses héri-tiers directs, il marie son neveu Amédée à unecousine de sa femme Alix, Sybille de Baugé,qui apporte en dot une partie de la Bresse,entre l’Ain et le cours inférieur de la Saône(1272). Le panégyriste Frézet remarque à cetteoccasion que les princes de la Maison de Sa-voie ont rarement manqué l’occasion de s’a-grandir en épousant des héritières.
Philippe mot à exécution les desseins de sonfrère ; il s’installe à Turin, bat le marquis deMontferrat dans plusieurs rencontres, le prendet ne lui rend la liberté qu’en échange del’abandon de ses droits sur les fiefs acquis parles comtes de Maurienne et de Savoie à partirdu XII e siècle et perdus depuis. Les villes pié-montaises, à l’exemple des communes lom-bardes , des bourgeoisies toscanes et desseigneuries romagnoles, s’étaient fiévreuse-ment jetées dans cette mêlée confuse qui esttoute ï’expression de la vie politique du XIII esiècle : empereurs contre papes, seigneurscontre évêques, artisans contre bourgeois 1 .De cette bataille tumultueuse d’opinions etd’intérêts se dégagent des duels acharnés deville à ville : Florence écrasant Pise, Paviesuccombant sous Milan, Ivrée harcelant Ver-ceil. L’Italie, s’écriait Dante, l’amer patriote,l’Italie est pleine de tyrans, et tout manant qui
1 Les guerres locales des bourgeois contre les seigneursportaient en Italie le nom particulier de Tassinaggio. (Cibrario.Studj slorici.J En Savoie, on disait Tucconnage, et la vieilleplace de Genève, où se rassemblait le peuple, a gardé le nomde Place de la Taconnerie.
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