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« 15-1389
profit ce danger social pour avancer d’un pasdans la voie si nettement tracée par les tra-ditions de sa famille. En face des fiefs laïcset ecclésiastiques dont l’union pouvait seulearrêter les progrès de leur dynastie, les com-tes de Savoie surent à propos changer d’ar-mes et d’alliés ; la coalition des barons dulac et de la vallée du Rhône dissoute, lesDauphinois battus, le Piémont assoupi, laFrance violemment distraite, laissaient Aymonlibre de réorganiser ses Etats. Les princi-pautés épiscopales de Genève, de Maurienne,de Tarentaise s’étaient plus longtemps etmieux défendues que les comtes de Genevois,les barons du Faucigny, les seigneurs de Gex,les évêques de Lausanne ; cependant Amé-dée V avait dompté l’évêque de Genève parla constitution de la commune, Edouard avaitécrasé l’évêque de Maurienne par la révoltedes villages, Aymon voulut à son tour réduirel’archevêque de Tarentaise et achever l’œuvrede 1098. Mais en Tarentaise, point de con-flits entre les bourgeois et le prélat, les vil-lages et les seigneurs ; ce pays a conservédes vieux âges un vif sentiment d’indépen-dance ; le souvenir de ses luttes héroïquescontre les armées de Rome a protégé seshabitants contre l’oppression et les a sauvésde la servilité. Les villages ne souffraientpas ; la cité de Moûtiers, grâce aux conces-sions opportunes des prélats, n’était attiréevers les princes de Savoie ni par la sympa-thie ni par l’intérêt. Ne pouvant abuser des
exaltés de Bohême, etc. En 1348, la peste noire ; en 1358, laJacquerie de France ; etc.