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1355
amende de mille marcs d’argent ; en fait, ledébat demeura en suspens jusqu’au traitéde 1760.
Les traités de 1354 et 1355 terminaient aussicette guerre mal connue que soutinrent sur lesbords du Rhône le sire de Beaujeu, Hugues deGenevois et le dauphin, et qui fut signalée parle combat des Abrès et la prise de Gex, en1353, par Amé-le-Verd. La paix n’avait pas ététroublée depuis l’accord de 1334 *; mais lesvassaux de la frontière, profitant de la croisadede 1345 et de l’absence de la majeure partiedes gentilshommes dauphinois, s’étaient per-mis des courses au-delà du Guiers et avaientjeté l’inquiétude dans ce pays. Le régent,dans le compte-rendu de son administration(Preuves de Valbonnais, ccxlv.), cite le faitd’une veuve, Galliane de Bermond, qui, avectrente cavaliers, s’en fut enlever de force safille, mariée à un noble de Morestel, et la ra-mena en Savoie, au bruit des tambourins etdes trompettes. Lors de l’attaque du Viennoispar le sire de Beaujeu, le dauphin, à peine re-venu d’outre-mer (1347), apprit que quantitéde volontaires savoyens s’enrôlaient dans lestroupes de l’ennemi ; il s’en plaignit en termesassez vifs 1 2 . Les faits militaires qui se sont pro-duits dans cette région, de 1350 à 1355, ont eu
1 Les conférences de 1334 entre Chapareillan et Montmélian,comme celles de La Tour-du-Pin en 1314, et de 1333 entreVoiron et Moirans, eurent lieu en plein air, dans les prés, à lalisière des bois, signe caractéristique de la rudesse des sei-gneurs et de la simplicité de vie des diplomates de ce temps.
2 Valbonnais. Preuves, n° 258, tome II, page 574. Lettre du22 mars 1348. Cependant il n’y eut pas de rupture, malgré lesassertions de la chronique de 1418 et celles de Paradin et de