1392-1394
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bon, l’autre à Montmélian pour Bonne deBerry. Les deux princesses s’étaient, à la fois,saisies de fait de la régence, car on trouvedes titres de 1391 et de 1392 avec l’intitulésoit de Bona Biturensis, soit de Bona deBorbonio. Cette situation, en se prolongeant,devait amener la guerre civile ; les puissancesvoisines intervinrent. Le roi Charles VI, lesducs de Berry, de Bourgogne et d’Orléansenvoyèrent en Savoie des ambassadeurs mu-nis d’instructions verbales, de lettres patenteset de lettres closes, avec mission de concilierles princesses et surtout les assemblées 1 . LesEtats, représentés par des commissaires, s’enremirent à la décision des princes arbitres 2et le duc de Bourgogne confirma à Bonne deBourbon, grand-mère du jeune duc, la ré-gence et la tutelle, avec l’assistance de douzeconseillers choisis par moitié dans les deuxpartis 3 . Des documents publiés récemmentconstatent que des députés de toutes les pro-vinces prirent part aux délibérations desEtats, et que, pendant quatre années, cesassemblées, soit par elles-mêmes soit par leurscommissaires, demeurèrent en permanence 4correspondant avec les princes, conférant avecles diplomates, plus maîtresses du gouverne-ment que ne l’était le conseil de régence.
1 Guichenon. Hist. généal. Preuves. 232. 240. Add. 668.
■— Tesauro. Origini delle guerre civili del Piemonte. 1. 16. —Marquis Costa. Mémoires historiques. 1. 136.
2 Traité du 8 mai 1393 pour la régence des Etals de Savoie.— Sentence arbitrale du 15 mai 1395.
3 Lud. délia Chiesa . Storia del Piemonte. 115.
4 Th. Grenus. Documents relatifs à l’histoire du pays deVau 7 (Comptes des villes de Nyon et de Moudon) tome I. 29.