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1419-1429
cependant qu’après la mort de Garmagnola, quele rusé Milanais sut rendre suspect au conseildes Dix (1432). Sur les autres points du Pié-mont, les projets d’Amédée VIII ne se réalisè-rent pas avec le même succès. Gênes, plutôtque de se confier à lui, aime mieux se donnerau roi de France en 1401, au marquis de Mont-ferrat en 1409, à Visconti en 1421 : autant derudes coups à ses vieilles libertés. En 1414,Amédée força l’hommage féodal du marquis deSaluces sans réussir à le déposséder de son in-fluence sur les vallées piémontaises.
La question du Dauphiné venait de renaître.En 1349, lors de l’annexion de cette provinceà la France, le roi avait eu le dessein fort saged’écarter à tout prix les princes de Savoie deses nouvelles acquisitions; il avait consenti àl’échange onéreux du Faucigny. Mais les Sa-voyens ne se détachent point aisément d’uneespérance longtemps caressée ; ils ne perdirentpas une occasion de reprendre pied dans cettelarge vallée de l’Isère, dont ils possédaient lapartie froide et sauvage, et dont ils enviaientles territoires plantureux, les villes commer-çantes, les vignobles ensoleillés, depuis Greno-ble jusqu’à Valence.
« Le Valentinois et le Diois dont les villes prin-cipales étaient Valence, Die, Crest, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Montélimar 2 , appartenaient à des comtes
une si forte et sérieuse affection pour son mari, que, le jourquil lui avoit touché les mains, elle ne les vouloit point laver.
1 Extrait détaché de mon Histoire du Dauphiné (inédite).
2 En dehors des villes épiscopales, possédées en toutesouveraineté par leurs évêques, le domaine des comtes deValentinois et Diois comprenait, à la fin du XIV® siècle, 27