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quis de Montferrat, du roi de Sicile et du ducde Savoie. Ce dernier reprend les projets con-certés avec d’Orléans et le roi de France 1 2 ; lepape Félix accepte, enfin le principe de l’in-tervention, sauf à débattre ultérieurement laquestion d’indemnité territoriale sur ce reversdes Alpes, et consent à passer en Italie soubscoleur de paix et pour veoir les choses plus deprès \ Sa cour ecclésiastique restait à Lau-sanne, et le duc son fils allait résider à Thonon,qui est trop plus convenable que Chambéry eta moins de char ij es. Mais l’armée de Savoieest livrée à d’ineptes favoris au lieu d’êtreconfiée à de résolus capitaines; Sforza re-double de hardiesse et de bonheur ; il écraseles mercenaires du duc d’Orléans et force àune retraite désastreuse le seigneur de Tho-rens, plus habile au tournoi qu’à la bataille,et ses six mille barbares 3 ; le condottiere Co-leoni bat à son tour une seconde armée sa-voyenne à Borgo Mainero et près de Novare 4 .
Malgré leurs revers, les soldats de Compeyet de Varax avaient terrifié les Italiens ; plus
1 Pièces justificatives. Document n» IX, tiré de la corres-pondance inédite du pape Félix avec son fils.
2 Délibération du conseil siégeant à Evian, le 24 juillet 1449.— Pièces justificatives. Document n° X.
3 Ed erann da sei mila barbari, dit le chroniqueur MarinSanuto. Les historiens du temps emploient tous la même ex-pression dont ils devaient aussi se servir, en parlant desFrançais, l’an 1494. Jean Simonetta (Livre XVII. 526) déclareque les Savoyens commirent force cruautés dans les châteauxet villages.
* L’armée savoyenne, commandée par le sire de Varax,comptait 3,500 chevaux. Au bruit de ce revers, les garnisonsdont on avait muni les villes lombardes se rendirent sansconditions, au premier coup de trompette.