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Tome premier.
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1465

plaintes sur la justice et de l’oppression de sespeuples; en 1459, il institue à Bourg-en-Bresseet à Turin des cours de justice démembréesdo conseil suprême de Chambéry. Plusieursfois, la charge de chancelier dut être retirée àdes hommes indignes de cette haute mission;les plus connus de ces ministres furent Jacquesde Valperga, trois fois révoqué et trois fois ré-tabli (1452-1457-1462); Jean de Compey, Guil-laume de Sandillan (1464), choisis après que leduc se fust enquis de lai volonté de ses subjets ;Jean Michaëlis (1465), nommé de consilio con-sortis nostræ iriumque Statuum. A la requêtedes assemblées, le duc Louis obtint de Nico-las Y, par un induit de 1451, plus importantencore que celui de 1302, que nul ne seraitinvesti, dans le duché, de dignités ecclésias-tiques sans l’agrément du prince.

Les syndics des communautés et les députésdes bailliages montrèrent, sous ce règne et lessuivants, en maintes circonstances, une énergiedont il les faut d’autant mieux louer que la har-diesse était plus dangereuse. Les affaires com-munes se traitaient au grand jour 1 , et le con-trôle des questions locales s’étendait à cellesd’un intérêt général. La part plus directe queprennent les assemblées à la conduite politiquedu pays se révèle surtout dans les relations in-ternationales, parce que les documents qui laconstatent, conservés et publiés dans les paysvoisins, n’ont pu disparaître comme ceux qui

1 En 1412, les chefs de famille d'Annecy sont confirmésdans leur droit de s’assembler chaque année, le 1 er mai, enprésence du châtelain, pour discuter leurs affaires. Les Archi-ves du Sénat mentionnent, entre 1412 et 1583, seize confirma-tions de franchises politiques et financières de cette ville.