1489
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récent traité de Feurs. Le duc, sachant parexpérience que les ambassades sont dange-reuses, qu’il y a des mandats perfides, et qu’onne traite bien les affaires délicates que de sapersonne, va lui-même défendre ses droits.Chi vuol, vada; chi non vuol, mandi ; disait-ilavec les Italiens du Piémont. Les conférencesdu Pont-de-Beauvoisin 1 aboutissent à l’entre-vue de Lyon et au voyage de Tours (1488),que le prince fit en pompeux appareil, escortéde quatre cents gentilhommes et d’un millierde cavaliers, dont la belle mine, les armes etles chevaux provoquèrent l’admiration desFrançais. Les deux Charles se prirent de sym-pathie ; tandis qu’ils passaient gaiement lessemaines en chasses, en carrousels, en con-certs de musiciens d’Italie et de chanteursd’Allemagne, leurs ministres discutaient lamise en pratique de cette belle amitié ; enfévrier 1488, Louise de Savoie épouse le comted’Angoulême, premier nœud de l’alliance. Leduc Charles ne survécut pas au double succèsde son voyage ; il mourut à Pignerol, de fièvrelente, le 13 mars 1489. Tous ces enfants del’héroïque Yolande tombaient l’un après l’au-tre comme autant de fleurs coupées 2 .
« Il s’accoutroit galamment estant bien fait de sapersonne ; il estoit plaisant et de belle humeur, et
' Voir, dans Guichenon {Savoie. II. 155), le détail des né-gociations engagées dans ce pas glissant par l’évêque de Ge-nève, François de Savoie. Voir, pour le voyage, les chroniquesanonymes de Charles VIII et du chevalier Bayard.
- Les morts subites du maréchal de Myolans et de sonéehanson le chevalier de Fiesque, donnèrent lieu à des bruitsde poison dont aucune certitude historique n’a établi laréalité.