1504-1508
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chéance. Après la guerre, lorsque Louis XIIa livré ou raillé ses seuls vrais amis, la coalitionse reforme, contre lui cette fois, et la Sainte-Ligue du 5 octobre 1511, entre le pape, Veniseet Ferdinand, se fortifie, en 1512, de l’Angle-terre et de l’Autriche. Ce sont là les situationsqui grandissent la France , dit Michelet. Elle a ,dans ccs moments, de foudroyants réveils , oùsa vigueur étonne le monde. Gaston de Foixrompt le cercle des coalisés et compte seshaltes par ses victoires ; il est tué à Itavenne(1512) ; l’Italie est reperdue. François I er fran-chit à son tour les Alpes, écrase les Suisses àMarignan (1515) et leur impose l’alliance(1516). La querelle du roi et de l’empereurrenouvelle, après une courte trêve, les expé-ditions aventureuses; les Français, battus à laBicoque (1522), vainqueurs à Marseille et surle Var (1524), vaincus de nouveau à la funestejournée de Pavie (24 février 1525), perdent,reprennent et perdent encore Gênes, Milan,Naples, et, par le second traité de Cambrai(3 août 1529), livrent l’Italie à la maison d’Au-triche 1 .
La Savoie, traversée à chaque saison nou-velle par les armées de l’empereur ou celles duroi de France, inondée de pillards, de déser-teurs et d’étrangers, subissait toutes les hor-reurs de la guerre sans que le duc Charles sûtprofiter de ces changeantes alliances et descoups imprévus de la fortune. Les Vallésans ré-clament une frontière plus précise et s’avancent
' J’ai développé ailleurs le rôle militaire et politique desSavoyens, de 1504 à 1529 (Soixante ans de l’Histoire deSavoie, in-4°, 1865 ), ainsi que l’influence de Louise de Savoiesur la marche générale des affaires.