1537-1558
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ment 1 . En juillet 1557, un franc-comtois, lebaron de Polvilliers, fit une tentative surBourg, où il espérait recruter assez (le mécon-tents pour attaquer ensuite la ville de Lyon.Défendu mollement par les bourgeois, Bourgfut sauvé par la vigueur des gascons du baronde Digoyne, lesquels ont rudement espoussetéles lansquenets de Polvilliers; quatre gen-tilshommes bressans avaient seuls pris partipour cette échauffourée. On en profita pourrépandre en Savoie un manifeste d’Emmanuel-Philibert qui, à la veille de marcher sur Paris,se croyait sûr du succès '-. Une compagnie decavaliers, commandés par M. de Lierges, s’au-torisant de cette surprise pour malmener lesbourgeois, suspects de tiédeur, fut chassée dela citadelle par une émeute. Tout s’apaisa parl’amnistie qu’Uenri II accorda aux condamnésde 1557, et les troubles de 1558 parurent avoirdes motifs assez légitimes pour qu’on ne lespunît pas. La Savoie n’avait point remué 3 .
Le Parlement, simplifiait, unifiait et redres-sait; les gouverneurs, tous gens illustres, ailé-
’ PREUVES. Document n"Xlll.
1 Les François, y disait-il, vont estre assez empesches dedeffendre leur ancien patrimoine pour se soubvenir de vous. Ilsera besoin de profiter de la dicte occasion ; et nous vouspardonnerons irez volontiers, etc. (Guichenon. Bresse. 1.103.)
3 II résulte de l’enquête que les Savoyens ne remuèrentpas (contrairement à l’allégation de l’auteur anonyme de la Vied'Emmanuel-Philibert; Chambéry, 1839). La tentative deBresse se fit par des mercenaires allemands ; les quelquespersonnes compromises dans cette échauffourée le furent parfatale calamité et non par mauvaise affection, d’après lestermes de l’édit royal du 31 mars 1558. Toutefois le châteaudes Alymes, au-dessus d’Ambronay, appartenant à Charles deLucinge , l’un des nobles compromis, fut démoli par arrêt duParlement de Chambéry. (Registres criminels de 1557.)