1559
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rapproché 1 , revient à Lyon, et s’achemine len-tement vers Nice, où il est reçu au milieu desacclamations et des fêtes. Mais tout s’apaise ence monde ; à l’enthousiasme, à l’enivrement duretour, vont succéder les fatigues, les décep-tions, entre les Piémontais mécontents, lesFrançais outrés, les Espagnols jaloux, et lesSavoyens découragés.
1 L’ordre royal du 3juillet 1559 avait été mis à exécution, sansdélai, dans les provinces de la vallée du llhùne ; les Savoyens,fidèles à leur serment, n’admirent René de Chalant, en sa qua-lité de représentant officiel du duc, que lorsqu’ils eurent étélégalement dégagés de toute obéissance envers le roi. Le 4août, le président Guillaume Desportes se plaignit que Renéeût été reçu, la veille, par les syndics anx portes de Chambéry:René en fitdes excuses, déclarant qu’il avait cédé, sans y ajou-ter d’importance, aux instances des gentilshommes de sa suite,las de camper hors la ville. Le 7 août, dans une assembléesolennelle des cours de justice et des députés des Etats, Des-portes remit la province à René de Chalant, puis, sur l’expresseréquisition d’André Pillet, procureur des Etats, délia les peu-ples du serment de fidélité au roy. Le 8 août, M. de Roma-nèche ouvrait la citadelle de Montmélian aux officierspiémon-lais; le 10, anniversair* de la bataille de Saint-Quentin, lesarmes de Savoie lurent replacées aux lieux publics; le 12,René publia l’édit provisionnel d’institution du Sénat-Souve-rain (Duboin. Raccolta delle leggi. III. 316). Voir pour lesdétails de la remise du pays, aux Archives du Sénat, le Procès-verbal de l'heureuse et.très joyeuse restitution des Etats deS. À. Monseigneur le Pue de Savoye.