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revenir dans les villes d’où ils avaient été chas-sés; mesure aussi avantageuse au commercede ses Etats qu’à son propre Trésor, car, dé-tail caractéristique et qui redresse un vieux pré-jugé, les banquiers juifs ne demandaient, àtitre de change ou d’escompte, que le 25 0/0 ‘,tandis que les usuriers de Gènes et de Lyonexigeaient le 50 0/0. 11 contracta des empruntsavec Venise, Gènes, l’Espagne, obtint des sub-sides de l’empereur et du roi de France, et,par ces divers moyens, éleva bientôt son revenuannuel à 800,000 écus, somme considérablepour le temps.
« Pour en venir là. remarque spirituellement le mar-quis Costa, il lui importait de persuader au peuple quetoutes ces innovations n’avaient pour but que de procu-rer son entière émancipation et de rendre son sort plusheureux. »
Le rachat des droits féodaux et l’organisa-tion des villages en communes suffirent, en effetà compenser, aux yeux des intéressés, la chargeplus lourde, mais mieux répartie, au moins endroit, des nouvelles taxes. 11 n’y eut quelquevelléité d’opposition qu’en Piémont, lorsqueles agents du fisc voulurent cantonner lespaysans des vallées de Coni et d’Ivrée, etconstater les usurpations de forêts entières,abus qui dataient de l’administration insou-
renoncer aux lettres de noblesse qu'il avait obtenues, par sur-prise ou importunité, et qui le dispensaient de payer la taille(Protocole du notaire Parisot). En 1502, le duc concède des let-tres d'anoblissement à quatre particuliers de la Bresse moyen-nant la finance de 300 écus d'or (Archives du Sénat. RegistreXUI, folio 56). — PREUVES. n° XLYUI.
' AR. TURiX. MSS. Parère di Nicolà Bùlbu,