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1566
furent prises les mesures économiques qui ten-daient à substituer des revenus annuels et fixesaux expédients du passé. En 1501, la suppres-sion de la traite foraine, en 1502 le décret desComptes affranchissant du péage de Suze lesmarchandises de toute nature en transit parla Savoie, marquaient les tendances du gou-vernement. Malheureusement le besoin d’ar-gent força bientôt le duc à rapporter, enpartie , ces mesures libérales. L’édit du 25janvier 1564 assujettit à un droit modique de1/2 0/0, ad valorem, les ballots, matières pré-cieuses et argent monnayé qui passaient enSavoie; c’était aussi favoriser la création decomptoirs savoyens en état de faire concur-rence aux banques de Genève, de Lyon et deGênes, la circulation de leurs papiers et finan-ces étant franche de taxes. Le .visa des fiefs,des titres et des rentes, avait effrayé les fer-miers de droits féodaux qui pressuraient lescampagnes; le principe tant de fois proclamé,tant de fois violé, qu'il n’y aura pas d’impôtsans loi, et que l’impôt sera proportionnel,le fort portant le foible, rend le courage auxtravailleurs. Les réformes civiles avaient eupour résultat de transformer l’habitant assu-jetti en citoyen responsable; les réformes éco-nomiques tendaient à faire du serf mourantde faim, du métayer étique, un fermier soli-daire du maître, et même un propriétaire dusol, intéressé à sa culture et à la paix publique.Le duc, pour installer au milieu de ses pro-vinces la meilleure des leçons, l’exemple, offredes terres incultes aux soldats licenciés, yattire des ouvriers et des cultivateurs de laProvence, de la Lombardie, du Dauphiné, par