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Tome deuxième.
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1 . 598-1600

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rance, fait si rare sous son règne C’est qu’illui fallait de l’argent à tout prix ; point de char-ges qui ne fussent vénales 2 ; les crimes et lesdélits se pesaient au trébuchet du changeur 3 ;et, si le prince réduisait les taxes de guerre,il enexigeait presque aussitôt l’équivalent sous uneautre forme 4 . L’édit de péréquation de la taille(1 er mai 1600) assujettit à l’impôt tous les sujets,à ‘proportion des moyens et industrie d'un cha-cun, le fort portant le foible, comme il est ditpar les édits de 1584 et 1596, sauf que lesnobles de moins de cinquante ans de date n’ensont pas exempts, avec répétition des quartierslibérés en 1598. Il faut reconnaître cependantque Charles-Emmanuel ne recourut à ces

ses papiers. Ses biens sont aussitôt saisis ; sa veuve et sesenfants n’obtiennent grâce que moyennant une finance de1,800 écus d’or. L’avocat au Sénat, Ruftin, qui cependant avaitune charge dans la maison de l’Infante, fut aussi poursuivi àraison de cerlaines sauvegardes présupposées rentes par luy dusieur des Diguières. (Reg. XXVII, folios 163, 185, 197.)

' James et Andrey Testa sont admis à occuper l'office denotaire, malgré qu’ils ne soient pas de la religion catholique.(Reg. XXVIII, folio 93.)

2 Sauf celles de sénateurs qui ne le devinrent, un instant,qu’en 1670. âlais les offices de finances et de judicature, lesemplois les plus élevés comme les plus médiocres, s’accor-daient à qui payait le plus. Voir le chapitre X.

3 Lettres de grâce au sieur du Chastellet, convaincu de fé-lonie, pour 8,000 écus d’or soleil ; à deux paroisses du paysde Gex pour pareille somme. Voir le procès de Claude Le Noiret de ses belles-sœurs Remette et Lucianne Rallatier. (AR.SEN.)

4 L’édit de 1598 décharge la Savoie de tous arrérages duspour quartiers extraordinaires, contributions de guerre et dé-cimes; quelques mois plus tard, un nouvel édit frappe les pro-vinces d’un décime de froment, pour l’entretien des troupes, àraison d 'un moudurier pour chaque livre de taille. Le moudu-rier était un sixième du veissel de froment, lequel à Cham-béry, équivalait à 81 litres un quart.