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présence contenait l’effervescence. Pour parerau danger le plus pressant, il emmène avec luiBiron et brusque l’invasion. Le maréchal,chargé de prendre possession de la Bresse,prévient la garnison de Bourg de l’heure del’assaut 1 , puis, ne voulant rien laisser au ha-sard, retarde l’attaque d’une nuit. Les soldats,croyant la partie remise, n’étaient plus surleurs gardes ; les coureurs de l’armée françaiseescaladent les remparts, ouvrent les portes, etle comte de Montmayeur, déconcerté parcequ’il crut à une trahison de Biron effaré lui-même de son succès, fut blasmé ou d’intelli-yences ou de lascheté, car, sans donner un coupd’épée, il se jeta dans la citadelle 2 , où com-mandait Bouvensqui tint ferme. Les capitainespiémontais passaient devant les Français, ledrapeau à la main, criant: Viva il re Biron!Le courage inutile de quelques bourgeois, quise firent tuer à l’une des portes, valut à la villedix jours de pillage h
Le même jour (13 août 1600), Lesdiguièresmet le pétard aux portes de Montmélian etforce la garnison à s’enfermer dans la citadelle.Grillon investit Chambéry avec deux mille hom-mes ; il se serait logé comme en pleine paixdans les faubourgs sans une méprise de nuitqui fit heurter ses troupes. Le comte Chabod,gouverneur de Savoie, n’avait que 300 soldatset ne pouvait résister à l’artillerie ; aussitôt que
1 Vittorio Siri. Memorio recondite. Tome I. 12". Benlivo-glio .Hem. délia suavita. Edit.de 1648. Amsterdam. — l)eThou. Hisl. mei temporis.
2 AR. TURIN. Procédures contre le comte de Montmayeur,inculpé de trahison notoire et manifeste. (MSS.)
! AR. .MUN. de Bourg. — Jules Baux. Hist. île la réunion.