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1814-1616
à Nice le complot de Grimaldi', en Savoie laprise d’armes du duc de Nemours. A Nice et àVenise, les complots avortent. En Savoie, leprince de Piémont, audacieux et brave, ne laissepas à son cousin le loisir d’entraîner les mécon-tents. Il passe les Alpes avec deux mille vété-rans, recrute des Suisses, fait appel aux milicesde toutes les pai’ûisses de Savoie, à la tête des-quelles marchent les gentilshommes 2 et lessyndics 3 , et rejette Henri de Nemours au-delàdu Rhône. Le prince, confus de sa mésaventure,sollicite un pardon vite accordé, car il fallait àtout prix étouffer ce péril 4 ; d’autant que, mal-gré l’élan des gentilshommes et de quelquesvilles, certaines abstentions, la tiédeur des uns,
dont l’abbé de Saint-Réal a écrit le roman (Conjur. des Espa-gnols contre Venise. Edition de 1757.)
1 Annibal deGrimaldi,comte deBouil, trahi lui-même, la veilledu jour où il devait livrer la ville, est puni de mort. VoirCapriata (Dell'istorie nel secolo XVII 0 . — IV. 27) et L. déliaChiesa (Corona reale di Savoja. Farte II. cap. X).
2 Lés compagnies de cavalerie étaient commandées par JIM.d’Aix, de La Chambre, de la Serraz, de Travcrnay, d’Hermance,de La Dragonière, etc. Il y avait aussi un escadron de Saxe, etun autre du Dauphiné. (Comptes du trésorier de Savoie Monte-Oliveto).
3 En particulier ceux de Saint-Julien, Faverges, Rumilly,Chambéry. ("Comptes des syndics et trésoriers de ville.)
s Henri de Savoie-Xemours fut remis en possession de sesbiens ; on lui paya comptant 20,000 dncatons en lettres de changesur Lyon , on lui promit une somme égale tous les ans, à titrede pension, assignée sur les tailles du Genevois et du Fancigny,la première année devait être de 45,000 ducats pour soulagerses affaires; l’exécution do la transaction était confiée à sesamis d’Alincourt, Guise et Lesdiguières. Pour toute garantie,le duc Charles met une garnison de 100 hommes dans le châ-teau d’Annecy (Acte du 14 novembre 1616. — Traités publics.1.300.) Ces conditions étaient exorbitantes. 11 fallut aussi payerLesdiguières et le comte d’Auvergne; 74,250 livres à l’un,30,840 à l’autre. (Xrch■ Chambre des comptes.)