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1617-1618
la Cour de France désirant de bonne foi le repos del’Italie; les Espagnols restituant sans arrière-penséetout ce dont ils s’étaient emparés pendant la guerre. »
La cour du Louvre, menacée par le partides princes et le réveil des Huguenots, croyaitassurer à sa politique un solide appui dans lesAlpes. Richelieu apparaissait au conseil; ilexécute l’article du traité de Brusol qui proje-tait, en 1610, le mariage du prince de Piémontavec la fille d’Henri iV, et laisse entendre queles accords secrets de cette convention vieilliepourront se réaliser tôt ou tard 1 . Le 80 octobre1619, le prince et Chrestienne de France firentà Chambéry une entrée solennelle dont le Sé-nat , par une flatterie d’Antoine Favre, fit pres-que tous les frais 2 . Ce mariage semblait être legage d’une association pacifique; mais l’au-dace inquiète de Charles-Emmanuel ne devaitlaisser à la Savoie que quelques mois de répit.
Tandis qu’en France Louis XIII, compliceinnocent de l’Espagne, écrase le Béarn, queLuynes sacrifie son honneur à la fortune desa maison et essaie d’endormir l’Allemagne,
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1 Le mariage se fit le 10 février 1619 ; Chrestienne était néele 10 février 1606. Le sénateur-abbé d’Hautecombe, Sylvestrede Saluces, avait repris, dès 1613, ce projet d’Henri IV ; lecardinal Maurice de Savoie et l’évêque de Genève furent ensuitechargés de la mission officielle, et, pour traiter les questionsd’intérêt, on leur adjoignit le président Favre. Les fêtes duLouvre furent célèbres par leur éclat. Le 12 et le 17, on donnades ballets dont chacun coûta plus d’un million de livres ; ilsavaient pour sujet, l’un la Forêt enchantée, du Tasse ; l’autrela fable de Psyché. On fit venir des provinces, et même d’Ita-lie, quantité de musiciens ; on eut les musettes et les violonspour danser, les luths et les violes pour chanter fMém. du con-tinuateur de Villars I. 597).
s Chaquesénateurpaya39ducatons. — Cérémonial du Sénat.Mas. de la bibl. du marquis Costa.