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Tome deuxième.
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1622-1624

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loin le grand art de n’être pas responsable ;Sui quàm veritatis amantior 1 , il n’était pointde taille à assumer ces lourdes charges de.périls et de gloires; ses succès eux-mêmesmanquent d’idéal, et il faut quelque grandeurjusque dans le positif de la vie. Si les arrêts duSénat avaient moins souvent cité les définitionsdu président Favre, qui se souviendrait du ba-ron de Péroges?

François de Sales possédait tout ce qui man-quait à son adroit ami : la fierté de race qui setraduit par une confiance touchante ou par devirils éclats; la fermeté vis-à-vis du prince, etcette recherche d’exquise et agissante bontéqui ennoblit jusqu’aux moindres détails de savie. Né 2 d’un père qui voulait faire de lui uncourtisan et d’une mère qui souhaitait le voirévêque, François de Sales étudia à Paris, y lutles premiers livres des Essais, desséchants defroide logique, s’y réchauffa le cœur aux ha-rangues de M. de Thou, revint en Savoie où,comme plus tard Joseph de Maistre, il sentit levide de la vie à la mode et Yénorme poids durien, reprit ses études à Padoue, et s’y atta-cha aux séduisantes et persuasives doctrinesdes PP. Possevino et Scupoli, beaucoup plusqu’aux abstraites leçons de Pancirolo. Jeune,beau, appartenant par ses alliances de famille àla meilleure noblesse de Savoie, possédant uneaptitude singulière pour la controverse, il avaitsurtout une éloquence naturelle, abondante,

’ Selon le mot piquant de Joseph Aurel CResp. Jurisc.J

i Le 21 août 1567, au château de Sales, près d’Annecy ; prê-tre en 1593, évêque le 8 décembre 1602, François de Salesmourut à Lyon le 28 décembre 1622. Il fut béatifié par Alexan-dre Vil le 28 décembre 1601, et canonisé en 1666.