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Tome deuxième.
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1622-1624

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qu’elle le séparait des âpretés sensuelles ou fa-natiques des moines de Savoie. En 1607, leP. Chérubin le dénonça à Rome comme per-dant son temps à con fesser les dévotes, à échan-ger avec elles des lettres mielleuses, au lieu d/é-craser l’hérésie 1 . Les femmes furent, en effet,la grande préoccupation de sa vie ; il ne voyaitqu’en elles le salut de mœurs fort compromiseset le réveil d’une société frivole; le souvenirde sa mère y ajoutait le sentiment d’un devoir.A dater de 1604, il échange avec M ,1)C de Chan-tal cette correspondance pathétique qui faitpenser à M uie Swetchine ; en 1605, il écrit pourA P 110 de Gharmoisy l’ Introduction à lavie dévoie.

Peu de traits suffisent à peindre cet espritamoureux de poésie et tout pénétré de man-suétude. En 1599, fort malade et croyant qu’ilallait mourir, il demande les musiciens de lacathédrale et fait chanter à demi-voix l’hymnede sainte Madeleine (Ardens est cor meumj, etle psaume qui commence par cet élan sublime :Comme le cerf altéré brame après Veau des fon-taines! Est-il dans l’antiquité un tableau plustouchant que celui de cet homme de bien prêtà s’endormir dans le baiser du Seigneur, aubruit des voix alternées, au son des instru-ments? Comparez à cette sereine préparationà la mort les scènes les plus vantées par lesrhéteurs : Socrate laissant pour adieu à la terreune épigrannne de mauvais goût, Caton, l’iro-nie du doute, Brutus, une insulte à la vertu.

Dur à lui-même % facile à autrui, le saint

1 Vie de saint François de Sales. Tome I er , page 583. —Voir aussi les lettres de M me de Chantal.

* ^Règlement de vie de l’évêque de Genève Opuscules. 242y.