CHAPITRE VIIf
J,F, POIUS DF Cl.N'QlTANTK A.NS J)K RÈGNK.
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La vie de l'humanité est ainsi faite qu’il n’ya pas, en politique surtout, de successions long-temps vacantes. La perte de ces deux grandsesprits, Antoine Favre, François de Sales, futprofondément sentie par le prince et par la na-tion ; mais la gravité des événements contem-porains en atténua l’impression durable. D’au-tres acteurs, plus jeunes et plus vigoureux, oc-cupaient la scène du monde.
Richelieu, qui sacrifiait tout à l’unité du pou-voir, attaquait les Protestants à l’intérieur et lessoutenait au dehors. Depuis l’occupation de laValteline et la convention de Suze % le duc deSavoie ne devenait lui-même qu’une arme deguerre au service de la France contre l’Espa-gnol ; cette situation parut intolérable à Char-les-Emmanuel qui voulut brusquer l’attaque de
1 Richelieu entre au conseil comme ministre dirigeant, le24 avril 1624 ; la Valteline est envahie le 18 mai ; la conventionde Suze est signée le 21 octobre.