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Tome deuxième.
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1536-1631

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France, prenaient le royaume à ferme et le li-vraient ensuite aux sous-traitants, et ceux-ci àces milliers de sangsues qui suçaient la moelledu tiers-état, la seule classe qui payât toujours.

En Savoie, la ferme des gabelles était souventrenouvelée ; les receveurs des villes et paroisses,surveillés par leurs débiteurs et par les syndicsresponsables de l’impôt, vivant dans la craintesalutaire des commissaires du Sénat et desenquêtes subites, volaient peu et comptaientjuste, pour ce temps-là s’entend. Il est toute-fois impossible de reconstituer le budget com-plet de ces époques de tâtonnements admi-nistratifs. Les revenus y sont aussi variablesque les impôts; tantôt des cotisations volon-taires 1 2 , tantôt des subsides de l’étranger*,tantôt des réquisitions. Quant aux dépenses,inscrites à leur date, au hasard de leur na-ture, sans rappel du billet ducal, du mandatdes Comptes ou du visa du trésorier, elles che-vauchent d’une année sur l’autre, sans classe-ment régulier ni contrôle apparent. Les seulesinductions qu’on puisse tirer, au point de vuespécial des finances, de ces pages couvertesde mentions disparates 1 sont des termes de

1 En 1596, un impôt dit Quartier de la paix o st levé dans leBugey et en Tarcntaise, sur l'offre des communautés. (Comptedu trésorier Dyan. Rouleau CCl.X.) Voir aux PREUVES, lesDonalifs du Val d'Aoste.

i En 1589,1e trésorier reçoit des mains du duc 213,322 livresen doublons neufs d’Espagne.

3 Le compte du trésorier de Savoie, Dyan, pour 1585, réunitdans la même phrase les dépenses que voici : — Libravit

2 lit res et 5 sols pour avoir exécuté à fouet et coupé l’aureilleà Anthoirie Sanlvage par mandat du Sénat du 13 janvier 1585.— Libravit à Guichard, à cause de son estât d’istoriografe deS. A. la somme de 585 livres ducales potir ses gaiges de 1584.