1536-1531
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tant pour les bestiaux, suivant la nature et lenombre des bouches à nourrir.
Quant au commerce des grains, il était assu-jetti à des entraves qui ne prévenaient pas lesdisettes et maintenaient la cherté du pain 1 .A plusieurs reprises on essaya de taxer lesdenrées ' 2 ; il ne parait pas que ces essais aientproduit les résultats espérés. L’édit de 1583 re-nouvelle la défense à toute personne, de quellecondition qu’elle soit, d’exporter des grains duduché; il était même interdit d’en transporterd’une province à l’autre', de Chambéry à Albens.
Lesprohibitions mises àla libre circulation des
' Au mois ilo mars 1586, le contrat île fournitures au rabais(les vivres à la garnison ilo Pierre-Châtel stipule que le sol-dat payera la livre de pain seulement 6 quarts, et le pot de vin7 quarts. (Accord entre le juge-mage du Bugey et Jean Gros,hôtelier à l’enseigne du Griffon, h Belley. Reg. XX.)
2 En 1588, le président de Rochette fut commis pour taxerles denrées, ouïs les syndics, en Faucigny et en Genevois, par-tout où il y avait dos garnisons 'Reg. XXVII, folio 64). Le 29avril 1647, une ordonnance du conseil do ville do Chambérytaxe la viande de mouton à 9 quarts la livre, celle de veau à
2 sols, celle do bœuf à 7 quarts, avec ordre de vendre ces chairsséparément et sans berlaude, à peine de 100 livres d’amendepour la première fois ot de suppression pour la seconde (Re-gistre XXXVIII).
3 En 1586, le duc délègue cinq commissaires pour informercontre les délits de l’espèce ; cinq charretiers de Genève saisisavec trois voitures de blé furent condamnés aux galères. I.aprohibition fut renouvelée en 1590, et la peine de mort subs-tituée à colle des galères. On remarque do rares exceptions,accordées moyennant finance, et dont le titre était soumis aucontrôle du Sénat. En 1584, on permet au maître de poste Jac-quet, de Lyon, d'extraire des Estais cinquante grosses asne'esd'avoine ; en 1607, un chanoine du Bugey est autorisé à fairepasser en transit à travers la Savoie cent sacs de blé lui appar-tenant, etc. En 1680, il était encore défendu, à peine de 500 livresd’amende, d’exporter les grains ou d’en faire des amas. Edit du
3 septembre 1596 (Reg. XXVII, folio 269). Reg. XX1Y, folio 193.XLV, folio 47. — Le sac de blé pesait environ 64 kilos.