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Tome deuxième.
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1695-1697

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à prix réduit les offices de notaires 1 et les se-crétariats de l’insinuation, à la condition qu’onpayât comptant. Le greffe civil du Sénat futadjugé pour 10,900 florins en 1698 ; il en rap-portait 24,800 en 1683 et 16,050 en 1689; lesgabelles du sel, du tabac, du timbre, les droitsdu tabellion furent affermés à une compagniefrançaise qui lit une avance de sept cent milleécus. Les hommes les plus distingués du paysreçurent la mission de contrôler le recouvre-ment et d’activer la production de certains ser-vices spéciaux ; le sénateur Bazin, juge con-servateur du tabellion, le maître aux comptesBlaisot, régisseur de la douane, Bertolus, fer-mier des poudres sous la direction du comteAnselme, l’avocat Palmaz, contrôleur des sali-nes de Tarentaise et du domaine privé 2 , adres-saient chaque mois au prince des rapports cir-constanciés sur la situation des recettes.

L’attitude impérieuse de Victor-Amédée, im-prudente imitation de l’autocratie de Louis XIV,imprima partout la terreur. Par ses lois fiscalesil pesait sur la Savoie; il y jetait l’épouvante parle choix des exécuteurs. On fit revivre les vieuxédits 3 ; on les compliqua par l’arbitraire. Lescollecteurs de la taille sont des paysans qui

ils réclamèrent et on les admit. Les privilégiés seuls protestè-rent contre l’obligation générale; on les berna. (Henri Martin.Tome XIV. 204.) La capitation fut appliquée à la Savoie, maisavec modération (Reg. XLIX, folio 4).

1 Les offices de notaire coûtaient 150 ér,us dans les villes et125 dans les paroisses, pour le droit du fisc.

2 En 1700, la maison de Savoie possédait en Bugey les mar-quisats de Saint-Rambert et de Saint-Sorlin, les baronnies dePoncin et de Cerdon ; les revenus en étaient affermés à P, Rosset,de Chambéry.

5 AR. CH. C. Fermes et gabelles de Savoie.