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Tome deuxième.
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qu’à la résolution de la Diète de Baden. — Le due de LaFeuillade, dans sa réponse, se plaignit de ce que lesCantons, recevant incessamment des grâces du Roi, yfaisoient fort peu d’attention et ne se lassuient. pas delui en demander de nouvelles. — M. Escher, présidentde la Diète, relève ce mol imprudent dans une belle lettreàM.de La Feuillade : Chacun ayant fait ce à quoi il s’étoitengagé, il n’y a pas eu de grâce. Si le Roi avait l’inten-tion d’envahir nos Etats, je suis chargé de dire que, plu-tôt que de permettre qu’on donne quelque atteinte à notreliberté, nous verserions jusqu’à la dernière goutte denotre sang. — Le duc, qui avait pour mission de ca-resser les Suisses, répond aussitôt : S’il m’est échappéquelque mot ou quelque expression dans la chaleur dudiscours, je vous prie de n’y faire aucune attention, carje n’en ai aucun ordre du Roi. Si vous n’êtes pas satis-faits de la neutralité du Faucig.ny et du Chablais, le Roivous remettra encore Montmélian. ' »

Louis XIV reculait devant l’attitude de laSuisse ; essayant de gagner du temps, il .nerenonçait pas à l’annexion de la Savoie, maisil hésitait à rompre. Au mois de mars, la Diètede Baden notifie les conditions de la neutralisa-tion des Alpes : évacuation de la Savoie par lesFrançais; occupation du pays par 2,000 Suis-ses ; à Montmélian, garnison mixte se compo-sant pour deux tiers de Suisses et pour un tiersde Savoyens. Louis XIV, fort ému, ne pouvantaccepter, n’osant refuser, trouva un expédientinattendu dans l’impatience de Victor-Amédée.Le duc redoutait par dessus tout que les Ber-nois occupassent la province ; il aurait voulules utiliser, mais à leurs périls et risques, sans

1 AU. TURIN. Ambassade de Süleure ; dépêches de Mella-rède, etc. Maxxo C1X. 98 et 107.) — Archives de Berne :communications de M. le secrétaire d’Etat de Stixrler.

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