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l’argent parmi eux (29 mai 1704). — Rompez sur cechef; c’est une affaire manquée (4 août). »
Quelques jours plus tard, la bataille de Blen-lieim (13 août), perdue par Marsin et Tallard,livre aux Impériaux l’Allemagne et la plusbelle armée de la France ; les Anglais occupentGibraltar; l'archiduc Charles débarque à Lis-bonne. Le duc de Savoie reprit l’offensive.
L’épuisement, la vieillesse de Louis XIV,que se disputaient les influences contraires deM nie de Maintenon et de la duchesse de Bour-gogne, se marquèrent aussi tristement en 1705qu en 1704. Seuls, Berwick et Vendôme réta-blirent en Italie le prestige des armes royales.La défense de Verrua par M. de La Roched’Allery illustra la campagne de 1705; pendantce siège de six mois, le duc Victor-Amédée,retranché dans son camp de Crescentino, fitpreuve d’une intrépidité rare et d’une ardeurqui serait devenue du génie sur un plus vastethéâtre. Mais, à la fin de 1705, le prince Eugènebat en retraite sur le Tyrol, Berwick fait unefois de plus la conquête du comté de Nice, et ladernière citadelle de la Savoie capitule ; il nerestait plus au duc que Turin, perdu entre desalliés douteux et des ennemis vainqueurs.
La citadelle de Montmélian résistait depuisdeux ans aux sommations et aux attaquesdu maréchal de Tessé et du duc de La Feuil-lade. La ville souffrait d’aussi rudes épreuvesqu’en 1690. Le 7 octobre 1703, les bourgeoisde Montmélian demandent au commandantde la citadelle des pionniers pour les aider àpalissader les brèches ouvertes dans les mu-railles et s’offrent à les défendre. Le comte