1559-1713
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de l’école soit religieuse, car la foi du pauvreest la sauvegarde de l’existence du riche.
Sous l’influence de ces idées, que ne contra-riait pas encore, même à Genève, la théorie dela sécularisation de l’école, l’instruction pri-maire avait fait en Savoie de remarquablesprogrès ; point de paroisse qui n’eût son régent ;la Tarentaise et le Faucigny, très favorisés sousce rapport, devaient aux libéralités de citoyensintelligents leurs nombreuses petites écoles dehameau. Dès 1549, le chanoine Eustache Ghap-puis fonda deux collèges, solidaires l’un del’autre, à Annecy 1 et à Louvain en Brabant, surle modèle du collège fondé à Avignon, en 1424,par le cardinal de Brogny, et de celui créé àGenève, en 1428, par le syndic Yersonnex. Lesplus vieilles écoles se transformaient en collè-ges 2 , tandis que de simples chapelles deve-naient un lieu d’étude pour les enfants des vil-lages 3 . L’abbé Jérôme de Lambert crée, enl574,le collège d’Evian 4 , l’évêque Pierre de Lambert,
1 En 1614, à la sollicitation de saint François de Sales, leduc Charles donna l'ordre aux syndics de confier ce collègeaux Barnabites ; on fut obligé, en 1715, de leur en ôter l’ad-ministration. (Mémoires rédigés par la ville contre les Rév.Pères en 1682 et 1715. Raccolta. XIV. 1207.)
* I<a ville de La Roche avait des écoles depuis 1410; Guill.Fichet, recteur de l’Univers, de Paris; P. Favre, patriarchedes Indes; Cl. Lejay, théologal du concile de Trente, y étu-dièrent. Jean d’Angeville, Cl. Millot, Marguerite de Viry, Ant.Bouvard, Longet, etc., les augmentèrent par leurs libéralités;en 1574, le collège de La Roche recevait plus de trois centsécoliers.
5 Les communiers de Valmeynier se cotisent pour doter unechapelle dont le revenu suffise à l'entretien d'un prêtre capablede donner à la jeunesse les principes des lettres et grammaire.(Délib. du 4 mai 1676.) Le curé réclame le revenu de la cha-pelle; les paysans obtiennent un arrêt du Sénat (1693).
4 En 1575,1e duc demande au pape l’assignation, sur le re-