1559-1713
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deurs, bustiers et autres travaillant le fer, neformaient qu’une seule confrérie sous le vocablede saint Eloi'. Les ciergiers, confiseurs et dro-guistes s’assemblaient dans la chapelle deSainte-Geneviève de l’église de Sainte-Marie-Egyptienne; le maître reçu dans la confrériepayait un louis d’or d’entrée et une taxe an-nuelle d’un quart d’écuL Je n’insiste pas davan-tage sur ce sujet et néglige,à mon grand regret,les charpentiers de Montrnélian, les tisserandsd’Arbin, les tisseurs de soie d’Annecy, les bat-teurs de fer de Faverges, les tanneurs de (iu-milly, les bateliers de Seyssel, d’Evian, de Tho-non,les vigneronsde Saint-Pierre d’Albigny,etc.
Les chirurgiens, pieusement associés, (lisentleurs statuts 3 , sous le vocable des saints Gosrneet Damien, s’étaient imposés des conditions desavoir et de pratique fort sages; nul ne peutlever boutique à Chambéry s’il n’a passé troisfois l’examen devant les maîtres, en présenced’un sénateur, et s’il n’a fait une opération chi-rurgicale sur un corps humain; nul maître,compagnon ou apprenti ne pourra lever l’appa-reil d’un autre qu’au préalable il ne l’ait faitappeler; les nouveaux maîtres seront obligésde servir six mois l’hospice de Chanté pro Deo.Les apothicaires formaient la confrérie deSainte-Marie-Madeleine ; on fermait leurs bou-tiques si elles n’estoient suffisamment garnyesde drogues et compositions selon la pharma-
* Us portaient le capuche brun, et avaient loué, depuis 1659,une chapelle dans l’église des Dominicains. (Transaction du22 mai 1690. — Protocole du notaire Bouvard.)
2 Révision des statuts le 4 janvier 1695, (Reg. L, folio 103.)
’ Vérifiés par l’arrêt du 5 mars 1676 (Registre XLIII. 120)et révisés en 1684.