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Tome deuxième.
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1560-1713

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révoque l’arrêt de justice, fait lacérer les pla-cards aux portes des églises d’Aoste et cite lessénateurs à comÿaroir par devant luy.

« Cet attentat, s’écrie le président Bertrand de LaPérouse, est un coup tiré au droit de la souveraineté deY. A. R. car le seigneur nonce en estendant par cesteinvention sa jurisdiction en Savoye sur ceux qui deffen-dent celle de Y. A. R. détruit le pouvoir temporel etestablit une domination sur les laïcs dans un pays oùtous les nonces ont esté d’accord jusques à présent den’en avoir point. Nous aurions repoussé cet outrage parles moïens que nous fournit l’authorité de nos charges sinous n’eussions voulu auparavant demander justice àV. A. R. de l’injure qu’on luy a faite en nos personnes.

« Il importe que ces nonces ne passent pas les bornesde leur puissance sous prétexte qu’ils sont ministres deS. S., puisque nous sommes tous asseurés que S. S.estant la source de toute justice et de toute équité, n’en-tend pas qu’on trouble en son nom l’ordre d’autruy. Sil’on se relaschoit en ceste rencontre, ces ecclésiastiquesauroient bien tost mis sous le joug toute la val d’Aosteet ne manqueroient pas, dans la suite des temps, des’élever aussy en Savoie. Cette indépendance qui seglisse et s’insinue peu à peu, sous couleur de liberté etd’immunité ecclésiastique, est quelquefois d’un usagefort commode à l’inlerest des particuliers, mais l’on nepeut pas répondre de l’affection des prélats . 1 »

Vers la même époque, l’évêque de Bellevayant enlevé du couvent des Bernardines deSaint-Genix une demoiselle Negroni de Mulas-san, pour la remettre, en Dauphiné, à un onclequi la voulait marier, le Sénat le condamna pararrêt à réintégrer la novice, ajoutant :

' Registre secret, folio 272. Remontrance du 13 août 1670. —« Le val d’Aoste, qui fait partie intégrante du duché de Savoye,est tout à fait séparé du Piémont quant aux mœurs, au langage,aux coutumes et au gouvernement. - (Ibidem. Folio 262.)