UM-1713
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en réclamant des titres nouvels de la part deleurs taillables ou assujettis. Cette précautionparut d’autant plus significative que les rentesféodales étaient, en Savoie, imprescriptiblesquant au domaine direct, et qu’on pouvait êtreau contraire forcé de demander le renouvelle-ment du titre de rachat ou de transfert, mêmeaprès cent ans de possession paisible entre lesmains des tiers 1 . Le, nombre des rachats de ser-vitude devient aussi plus considérable' 2 , et il yeut comme une émulation, de la part des pri-vilégiés à accentuer leurs droits vieillis, de lapart des asservis.à s’en délivrer à tout prix 1 .
1 PREUVES. Document inédit n° CL.
- Je me borne à quelques faits. Les Barnabites du prieuré deContamine vendent aux trois frères Octcnier la liberté de leurspersonnes et de leurs biens moyennant 3,000 florins. Le prieurde Talloires exige des frères Rivollet 50 dueatons et la renteperpétuelle d’un ducaton 1,2 pour leur rachat servile; de lafamille Pâris, 1,050 florins; des frères Michot et Rogès, prê-tres, 739 florins. (Protocole du notaire Bastardin. — Reg. de lacure de Saint-Nicolas de la Chapelle en Faucigny , de 1637 à1638. — Arrêt du 17 juillet 1656.) La rançon devenait plus forleà mesure qu’on appréciait mieux le prix de la liberté et qu’onsentait davantage l’iniquité de cette loi du servage qui déniaitau père la succession du fils. (Reg. XXI, folio 202. Ainsi, en1613,Guichard,bourgeois de Rumilly,et tiuidoz, notaire ducal,s’étaient rachetés du Chapitre d’Annecy pour seulement 200florins; en 1615, Roche, de Cognin, n’avait payé que 20 du-catons à Chabod de Villeneuve, etc., etc.
1 Le 9 mai 1661, les 7, 16 et 28 octobre 1662, vingt-huilparoisses de la Tarentaise déclarent tenir de l’archevêque, enfief et seigneurie directe, les biens situés sur leur territoire etdépendant de la mense arch. moyennant l’abandon des censéséchues et des servis arriérés. En 1661, le seigneur de Menthondéclare tenir pour hommes libres et descendants d'hommes libresles deux frères Ribiollet, bourgeois d'Annecy, moyennant unefinance de 150 pistoles. (AR. Cil. C. Totquot des rachats.) Lecomte d’Hurtières libère les habitants de la paroisse de Saint-Alban de toutes corvées moyennant la rente perpétuelle dedeux cartes d’avoine pour chaque feu, livrables à la Saint-