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1580-1713
mesures de prévoyance 1 qu’à des solutions d’ex-pédient ; il y faut aussi remarquer des souscrip-tions volontaires pour la construction d’églises %la création d’écoles, l’assistance des pauvres.Obligées de suffire à des charges nouvelles 0 , lescommunes sentirent la nécessité d’améliorer lesol, de produire mieux, de créer des ressourceségales à leurs besoins 4 et aussi de supprimer lesexceptions capricieuses 5 . De là cette application
1 En 1693, les communiera de Montendry bannissent leursbois pour 24 ans ; ils sont imités par la plupart des paroissesde Maurienne. De 1687 à 1698, les communiers de Saint-Jeand’Arve pour leurs bois de haute futaie, de Saint-Alban des Vil-lards pour leurs pâturages, de Sainte-Hélène du Lac, de Cha-moux et de Bourgneuf pour leurs blaches et le bois de leursîles, des Marches pour les prés et bois communs, se concertentet décident une meilleure exploitation des commnnaux et lamise en bon état d’entretien des chemins publics.
* Le 20 août 1685, les habitants delà paroisse de SaiDt-Jeande Couz décident que chaque communier masle dans chaquefamille donnera 2 florins pour rebâtir le clocher. Le 10 mai1687, les communiers de Champlaurent délibèrent que chaquechef de famille payera 2 florins 6 sols pour l’achat d’un caliceet 7 sols par an pour le luminaire de l’église. Le 22 février 1688,les communiers de La Chambre se cotisent pour la reconstruc-tion de leur église, etc.
3 Pour donner l’idée de la lourdeur écrasante de l’impôt, jeciterai la paroisse de La Chapelle en Maurienne qui, en 1686,payait 6,425 florins détaillé pour une population de 764habi-tants. (Délibération des communiers du 24 avril.) Aussi lescommuniers de Saint-Remy et de Saint-Sulpice, qui avaientacheté du marquis de La Chambre les bois noirs et blancs deleurs paroisses, en 1566, pour 43 écus de 5 florins, sont-ilsforcés de les revendre, en 1679, à son arrière petit-fils, pour13 ducatons.
4 En mars 1619, la ville d’Annecy est autorisée, pour faireface à ses dépenses municipales, à lever 3 deniers par livre dechair qui se vendra dans les limites de ses franchises. En 1686,la ville de Thônes se cotisa pour rebâlir l'église; en 1688, lacommune était insolvable, et il fallut recouvrer par voie de con-trainte la cotisation de chaque souscripteur.
* Dès 1606 , les bourgeois de Moûtiers sollicitent la révoca-