1743-1746
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Les Espagnols, qui n’ont jamais rien payéen Savoie, ne laissaient même pas dans lescaisses publiques l’argent nécessaire aux gagesdes magistrats. Le marquis de LaEnsenada,dont les lettres sont toujours courtoises, souventaimables et qui, s’il faut en juger par sa cor-respondance, avait trouvé des amis et de réellessympathies en Savoie, écrit au Sénat (d’Aran-juez, 8 mai 1746) que, dès qu’il aura terminéla mission de confiance qui absorbe tous sesinstants, il expédiera des ordres pressantspour le payement des arrérages. L’intendantgénéral, don Julien Amorin de Velasco, té-moigne en maintes circonstances de son désirde payer les gages du Sénat sur les premiersfonds libres, il fera au-delà de l'imaginable, ettoujours des dépenses imprévues ou l’ordrede la Cour viennent arrêter l’effet de sespromesses ’.
Le président Sclarandi-Spada, dans une lettrede 1747% reproche aux ministres espagnolsde laisser le traitement des magistrats arriéréde trente-deux mois pour une somme annuellede quarante mille livres, alors qu’ils tirent de laSavoie au-delà de cinq millions d’argent parannée. Il y fait bon marché de son intérêt per-sonnel et offre d’abandonner ses propres émo-luments pour qu’on paye les agents subalternes
nat. — Cahier détaché ayant fait partie de l'un des registressecrets■) L’ordre d’arrestation est du 25 août 1747 ; Garbillionretrouva dans la prison de Myolans les avocats d'Annecy Foncetet Chamotile, suspects aussi de patriotisme.
1 Registre secret. Lettres des 11 septembre 1746 — 21 février1647. — Le 30 mai 1746 il répondait au président Sclarandiqu’il imiterait volontiers les bons exemples de l’intendant Cas-tanos pour le Sénat de Nice, s'il n’était pas si à court, d'argent.
* Voir aux PRETJVF.S, le Document inédit n° LXIV.