1749-1754
80 —
d’Amédée VIII au XV e siècle et les soixante ansdu protectorat français au XVII 0 -. Chacun deses princes pouvait prendre pour devise ce crid’inquiétude ardente :
Cresco agitntus!
La Savoie, aussi justement, a le droit d’ins-crire en tête de ses annales le mot fier et tristed’un chrétien du temps de François de Sales:
Yircscit vulnere virtus.
A partir de 1748, la Savoie profitera plus uti-lement des réformes de Victor-Amédée et desinstitutions du roi Charles-Emmanuel, maiselle répare lentement ses pertes, car les années1749 et 1750 furent attristées par des pluiestorrentielles, le débordement des rivières et ladisette 1 . Le roi cherchait à développer les rela-tions commerciales de ses Etats % à asseoir sapolitique sur de solides alliances, à écartertoute cause de conflit avec ses voisins. En 1752,le traité d’Aranjuez réunit le roi de Sardaigne,le roi d’Espagne et l’Empereur pour le règle-ment éventuel de tout démêlé en Italie ; leduc de Parme, le grand-duc de Toscane et laRépublique de Venise s’associent à ces précau-tions. En 1753, le pape Benoît XIV cède auroi les enclaves de Masserano et de Crèvecœur ;
épigramme qui dol dignement le récit tien guerres atroces duPiémont et des invasions de la Savoie pendant ces deux centtreize ans de malaise social et d’exécutions militaires.
1 Le seigle se vendit de 20 à 30 sols la quarte (les 13 lit. 34) ;on fut obligé d’importer des blés du Piémont. Le vin fut horsde prix. (Registre des baptêmes de la paroisse d’Avrieux enMaurienne.)
- Traité de commerce avec l’Autriche, à Milan, en 1751.(Traitéspublics. III. 92.)