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Tome troisième.
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Le débat roula sur l’interprétation de l’alliancede1584 entre les républiques de Berne, Zurich etGenève, quant au droit d’intervention des Gan-tons, et sur l’article v du traité de 1782, quantà l’exclusion du roi de Sardaigne. La conven-tion fut adoptée au conseil genevois par 1,578voix contre 17 ; le ministre Pache, successeurde Servan, discuta la légalité de cet acte et enretarda la ratification jusqu’au 12 novembre.Le 4 décembre, une insurrection du parti fran-çais fut comprimée; et, jusqu’au 19 juillet 94,Genève devint un centre actif de contre-révo-lution, menacé à chaque instant par les patriotesde Saint-Julien et de Thonon, mais servantd’asile aux émigrés et de quartier-général auxmécontents de toute la région des Alpes.

Cependant, la Savoie avait hâte de consom-mer son union avec la France. Le Q octobre, lescommissaires de la Convention, d’accord avecles clubs de Chambéry, décident que chaquecommune élira, le 14, un député muni de pleinspouvoirs, que ces députés s’assembleront etvoteront, à leur tour, ce que sera la destinéedu pays. Le vote eut lieu avec enthousiasme,sauf dans trois communes de Maurienne, Lans-levillard, Bessans et Bonneval qui, occupéespar les troupes sardes, ne purent faire connaîtreleur sentiment. Les députés se réunirent dansla cathédrale de Chambéry le dimanche 21octobre 1792 et proclamèrent le vœu des popu-lations. Sur 658 communes, 583 avaient voté

nève. La convention fut signée le 22. Par un singulier hasard,M. de llurald, commandant les troupes fédérales, était le petil-tîls du député bernois qui, en 1704, s’opposait, au nom de laDiète, aux prétentions de Louis XiV. (Voir tome II de cetteHistoire, page 432.)

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